Charles Lemaire

About the Speaker
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Charles Lemaire (63 ans) de Chastre (Brabant Wallon) a découvert la photographie, animalière, à 15 ans. Depuis, le virus ne l’a jamais quitté.

De son premier emploi, de journaliste en Afrique, à une reconversion tardive, la photo a toujours été là. Avec, en 2005 la décision de prendre les choses à bras le corps. Retourner à l’école, des beaux-arts, et surtout, inlassablement, montrer son travail, pour rencontrer le public, entendre la critique. Et puis, suivre sa propre route.

Depuis 2011, l’essentiel de son travail est centré sur le corps (tatoué, blessé, nu) et sur les frontières (Berlin, Irlande du Nord).

Charles mêle dans ses travaux photographiques des clichés numériques et analogiques (moyen et grand format).

Son thème proposé au Photo Days est :  ‘c’est en se confrontant au public qu’on trouve sa voie !’

J’ai fait mienne cette déclaration de Diane Arbus : « Les Chinois ont une théorie selon laquelle on passe de l’ennui à la fascination et je pense que c’est vrai. Je ne choisirais jamais un sujet pour ce qu’il signifie pour moi ou pour ce que j’en pense. Vous avez juste à choisir un sujet – et ce que vous ressentez, ce qu’il signifie, commence à se déployer quand vous choisissez juste un sujet et le pratiquez suffisamment.”

Du corps vieillissant de ma mère aux tatouages, de là à la cicatrice et par enchainements à l’or des Kintsugi, je n’ai fait que répéter le même geste. Le mur de Berlin ou la frontière vague de l’Irlande du Nord m’ont semblé faire partie du même sujet… Je les ai donc photographiés. Et à chaque exposition, à chaque rencontre avec le public, il me semble que le sens de ce que je fais se déploie un peu plus, jusqu’au projet suivant. Parcourons donc quelques-uns de ces projets.